L’égalité hommes-femmes, toujours la priorité en matière de diversité

 L’égalité hommes-femmes, toujours la priorité en matière de diversité

L’égalité hommes-femmes, toujours la priorité en matière de diversité

 L’égalité des sexes exige toujours que les femmes s’affirment lorsqu’il n’y a aucune raison de justifier la discrimination salariale. Les professions ont évolué et l’intégration des femmes dans le monde professionnel s’est heurtée à de nombreux préjugés, à des idées préconçues depuis que les dirigeants étaient des hommes. Mais il est temps de passer à une autre dimension qui est le respect de tout le personnel. Cependant, malgré les incitations du ministère du Travail, une cinquantaine d’entreprises ont accumulé de mauvais bilans au cours des trois dernières années et risquent des sanctions qui sont loin d’être négligeables.

Selon la 10ème édition du baromètre annuel, réalisée par TNS Sofres du 23 juin au 9 juillet, publiée par le MEDEF, 47% des salariés considèrent l’égalité entre les femmes et les hommes comme l’un des sujets prioritaires dans les entreprises, dont 15% la placent en tête, sur la perception de l’égalité des chances sur le lieu de travail. Viennent ensuite l’égalité salariale (46 %), l’âge (37 %) et l’invalidité (33 %).

Depuis 2019, le gouvernement a établi un indice pour réduire les inégalités entre les hommes et les femmes. Initialement dédiée aux plus grandes entreprises, elle s’est progressivement développée et 

s’impose désormais aux PME.
Les entreprises progressent lentement, mais les résultats ne sont pas encore concluants en termes d’augmentation du retour du congé de maternité et de parité des dix premiers revenus.

 L’index de l’égalité professionnelle ?

 L’indice d’égalité professionnelle est un outil qui utilise plusieurs indicateurs pour mesurer les inégalités salariales entre les femmes et les hommes dans les entreprises.

Chaque année, les entreprises comptant plus de 50 employés doivent calculer et déclarer leur indice et le publier, avec tous les indicateurs, sur leur site Web. Dans le cas des indices de moins de 75 points, les entreprises doivent mettre en place des mesures correctives pour rémunérer les femmes et les hommes de façon égale.

Si ces mesures ne sont pas prises ou si elles ne permettent pas de rémunérer équitablement les femmes et les hommes, les entreprises sont passibles d’une sanction pécuniaire.

Comment se calcule l’index de l’égalité professionnelle ?

 Au 1er mars 2021, 70 % des entreprises avaient répondu à l’indice, comparativement à 59 % en 2020, ce qui témoigne de la difficulté de transformer les habitudes établies.
Cette cote de 100 points comprend cinq critères :

  •     l’écart de rémunération entre les sexes (40 points);
  •     variation des augmentations annuelles (20 points);
  •     Écart dans les promotions (15 points);
  •     augmentations au retour de congé de maternité (15 points);
  •     la présence de femmes parmi les salaires les plus élevés de l’entreprise (10 points).


Si une entreprise ne publie pas son indice de manière visible et lisible sur son site Web, ainsi que la notation de chaque indicateur, elle est passible d’une sanction financière.

La participation des entreprises augmente
Ils ont enregistré une augmentation moyenne d’une année à l’autre :

  •     87 pour les entreprises de plus de 1000 salariés (83 en 2019);
  •     85 pour les 250 à 1000 employés (82 en 2019);
  •     83 pour les entreprises de 50 à 250 salariés.


Avec une note de 85 sur 100, l’indice est de 10 points au-dessus du minimum requis (75 sur 100).
Seulement 2 % des entreprises ont obtenu une note de 100 », a déclaré le ministre du Travail.

 Deux indicateurs négatifs

 53 entreprises comptant de 250 à 1000 employés ont obtenu moins de 75 points pour la troisième année consécutive. Ils font face à des pénalités financières (jusqu’à 1 % de leur masse salariale).
Les résultats de l’indice d’égalité professionnelle sont négatifs sur deux critères :
L’exigence d’augmenter le nombre de femmes de retour du congé de maternité n’est pas appliquée dans 13 % des cas (c.-à-d. 3 000 entreprises);

un quart des entreprises affichent une quasi-parité dans leurs dix premiers bénéfices et 43 % des entreprises de plus de 1000 salariés (contre 37 % en 2019) comptent moins de deux femmes dans les dix premiers bénéfices.

« 98 % des entreprises ont des marges de progrès »

 La note moyenne globale est passée de 84 sur 100 en 2020 à 85 cette année. L’amélioration est loin d’être satisfaisante. Surtout, seulement 2% des entreprises obtiennent le score maximum. Le mécanisme de l’appareil ne le rend pas inaccessible. En d’autres termes, 98% des entreprises ont une marge d’amélioration, selon Elisabeth Borne.

Parmi les entreprises qui répondent aux critères de Brioche Dorée, Nicolas et La Française des Jeux en sont des exemples. Monsieur Bricolage, cependant, Havas Voyages et Foncia sont parmi les employeurs qui doivent intégrer les nouvelles normes. Une cinquantaine d’entreprises (entre 250 et 1000 employés) sont à l’honneur. Pour la troisième année consécutive, elles ont obtenu moins de 75 points. S’ils n’agissent pas d’ici mars 2022, ils sont passibles de sanctions allant jusqu’à 1% de la masse salariale, qui peut être comptabilisée en millions d’euros.

Comment savoir où en est une entreprise en matière d’égalité ?

Il est possible de trouver toutes les notes globales des entreprises de plus de 250 employés sur le site Web du ministère. Ce dernier souligne que depuis 2019, 17500 interventions d’entreprises ont eu lieu pour la non-publication de l’indice ou le non-respect de l’augmentation au retour du congé de maternité. Du côté des sanctions, cela a donné lieu à 300 avis de mise en demeure et à 11 pénalités allant de 0,3 % à 1 % de la masse salariale.

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